Le Festin

jeudi 19 juin

Carnet été #12

Depuis quelques années maintenant, je m'adonne à remplir un tas de carnets sur les aventures que je vis, pendant les vacances ou au quotidien. Vous avez déjà pu en appercevoir un bout par ci par là. Entre le carnet de croquis, la boîte à souvenirs et le journal intime (pas d'affolement bande de curieux, j'ai pris soin de flouter les parties les plus croustillantes MOUAHAHAH! Il faudra me payer cher pour y accéder). Donc je partage, parce que ce petit bordel écrit/collé/dessiné, c'est bien beau. 

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lundi 16 juin

¡ VIVA CRISTO REY !

En 2012, sortait aux Etats-Unis le film For Greater Glory avec à l’affiche Andy Garcia, Eva Longoria, et un tas d’autres mexicains moustachus. Un film américano-mexicain avec de l’action, de l’amour, du drame. Comment croire qu’un tel film n’arrive pas quelques mois plus tard sur les écrans français ? Et pourtant il aura fallu attendre mai 2014 pour que nous puissions profiter d’une projection sur grand écran du film rebaptisé Cristeros.

Pourquoi me direz-vous ? Pourquoi vouloir nous empêcher de profiter du corps de rêve de l’ex-madame Tony Parker ? Censure ? Complot ?
Je ne vais pas sortir les grands mots parce qu’à part quelques spéculations, je n’ai pas exactement de réponse à ce sujet, il me semble que le thème n’était pas des plus vendeurs selon les distributeurs français, c’est vrai quoi, les histoires de cathos qui se battent pour leur foi c’est pas aussi swag que l’inépuisable thème de la Shoah(*). 



 

Ce film est une grande épopée historique qui parle d’un moment noir de l’histoire du Mexique.

La Guerre des Cristeros désigne le soulèvement de la population civile mexicaine contre le gouvernement profondément anticatholique.  Elle commence en 1926, alors que le Président Calles décide d’expulser tous les prêtres étrangers, la résistance se met alors en place avec des marches, des pétitions, une action pacifique en somme (pas exactement le genre de trucs qui fonctionne). La Ligue Nationale pour la Défense de la Liberté Religieuse appelle alors à un boycott économique mais le gouvernement reste sourd à toutes ces actions. Les mesures anticléricales se durcissent, des peines spécifiques pour les prêtres et religieux portant l’habit clérical ou critiquant  le gouvernement sont mises en place.

Le 4 aout 1926, les soldats du gouvernement prennent d’assaut l’église de Sahuayo et tuent le prêtre officiant, pour l’exemple. Ce n’est que le début d’un massacre sans fond. A ce moment, les actions pacifiques ne suffiront clairement plus, les catholiques mexicains et leurs sympathisants décident de prendre les armes et de défendre leur foi. Ils se battent pour le Christ et pour la Vierge de Guadalupe, on les appelle les Cristeros.

S'il s'agit un grand film? Je ne sais pas, je ne suis pas critique de cinéma, je ne suis que simple spectatrice. Mais après tout, n’est-ce pas l’avis des spectateurs qui compte, c’est bien nous qui payons nos places de cinéma après tout. Alors je peux vous dire que c’est un film magnifique.

Petit a. Le scénario. Un thème original, mais ça je l’ai déjà dit plus tôt, qui est extrêmement bien traité. Chaque caractère de chaque personnage historique est développé, du petit garçon pas vraiment sage qui découvre la foi à ce grand militaire athée qui se bat avant tout pour la liberté en passant par un paysan fort, bourru et indépendant qu’on découvre finalement bien plus humain qu’on l’imaginait. Les dialogues ne sont pas lourds, ils ne sont pas larmoyants, ils ne sont pas niais et si d’aventure les yeux viennent à vous piquer, c’est parce qu’ils sont beaux.

Petit b. La photographie. Je fais extrêmement attention à ce paramètre lorsque je vais voir un film au cinéma. Quitte à payer une blinde pour 2h de divertissement, j’aime autant en prendre plein la vue et avec Cristeros, c’est ce qui se passe. Le Mexique ne m’a jamais vraiment fait rêver mais lorsqu’on voit s’étendre les grandes plaines de l’Amérique centrale et les villes à l’architecture ibérique aussi bien captées par la caméra, il y a de quoi changer d’avis. La composition des images mais surtout le travail de la lumière toujours présente. Ce film est beau, il prend aux tripes mais il n’est pas sombre. 

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Petit c. Le jeu des acteurs. Peter O’Toole (Lawrence d’Arabie) et Andy Garcia (Ocean’s eleven) n’ont plus vraiment à prouver quoi que ce soit . Je m’attarderai surtout le petit  Mauricio Kuri qui joue le rôle de Joselito (Bienheureux José Sanchez del rio), un gamin un peu dissipé, forcé à servir l’église de sa petite ville après une bêtise enfantine qui va finalement comprendre qu’il doit lui aussi se battre pour le Christ et pour liberté. Ce personnage est extrêmement émouvant et ce petit martyr prend de nouveau vie grâce à ce jeune acteur talentueux. Je terminerai avec le magnifique beau gosse du film (il en faut bien un !) Santiago Cabrera, sérieusement sexy malgré sa moustache(♥) qui ne joue rien de moins … qu’un prêtre (mais ça va parce que dans la vraie vie, Santiago n’est pas prêtre, Wikipédia ne dit pas s’il est marié alors on laissera notre imagination fertile de midinette faire le reste). 

 

 

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Je ne vous mentirez pas, lorsqu’on sort du cinéma après avoir vu Cristeros, on se sent mal. On a sans doute pleuré, eu le cœur bien serré et pour peu qu’on soit catholique aussi, on s’est interrogé sur l’avenir de notre liberté religieuse même à notre époque, même dans notre pays. Mais au moins on a appris quelque chose, un bout d’histoire dont on parle peu, on a été remué et c’est bien le principe du divertissement non ?

Encore à l’affiche dans quelques cinémas, n’hésitez pas à vous déplacer pour aller voir cet excellent film.

 

¡ VIVA CRISTO REY !

 

(*)Avant de hurler à l’affront, deux choses :

1/  Comptez le nombre de films réalisés sur le sujet de la seconde guerre mondiale toute nationalité confondues. Comptez le nombre de films qui racontent la guerre de Vendée, le génocide cambodgien, le génocide Arménien…  CQFD.
2/ Pensez un peu à tous ces films américons que vous avez vu dans votre vie. Réfléchissez un instant aux scénarii (dans ma ligne de mire, Avatar, Tron, …).

(♥)Mon complexe d’Œdipe et moi avons quelque chose à avouer, Andy Garcia dans son rôle d’époux et père de famille modèle et de chef militaire à la poigne incontestable a quand même ma préférence.  

Images: TUMBLR

samedi 24 mai

Le 200ème

Parfois, ça fait mal, ça gène, on a envie de ne plus rien sentir, de tout enlever. On a envie de boire une potion ou de prendre un cachet pour éteindre la douleur, le nœud qui serre de plus en plus fort les entrailles. On a envie de faire taire la voix qui commente toutes les erreurs passées et qui promet celles à venir. On a envie de ne plus penser, de ne plus ressentir, de ne plus avancer, de s’allonger juste là et d’attendre des jours meilleurs. On a envie de ça quand on ignore que cette douleur, elle n’est pas unique. Que si c’est celle-là qu’on éprouve maintenant, on peut en éprouver d’autres, de pires douleurs, des douleurs exquises, des douleurs qui nous ramènent à la réalité, de grandes décharges électriques qui nous ramènent à la vie.

Alors on décide d’hurler contre le monde entier, de pleurer toutes les larmes qu’on avait oubliées au profit des sourires, de croire que tout va s’écrouler et de penser que rien n’a jamais vraiment changé. Mais c’est comme jeter son cœur en l’air dans un élan de folie, regretter, se dire qu’il va se briser en mille éclats en retombant au sol, et en allant le ramasser, se rendre compte qu’il était bien rembourré, bien préparé au moindre choc. C’est comme se retrouver d’une seconde à l’autre dans le noir complet, ignorer où et comment changer les fusibles puis retrouver la petite lampe de poche accrochée au porte-clés et savoir qu’on a un ami, pas loin, qui sait où est le disjoncteur. 

 

Source: Externe

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jeudi 15 mai

L’art d’être une fille …

Des théories se développent nous laissant libre choix de devenir dauphin ou écureuil, des nanas s’insurgent en montrant leurs nibards au monde entier, le rose est à proscrire et les vagins se font pousser des dents. Non, ce n’est pas ma vision du féminisme et non je ne vais pas me lancer dans un grand débat politique et social (peut-être que si en fin de compte mais c’est sans doute parce que je suis un peu masochiste sur les bords). Le truc c’est qu’à notre époque, on peut objectivement dire que le monde occidental a déjà fait pas mal d’efforts pour l’égalité homme/femme et pourtant les magazines féminins traitent toujours de la meilleure façon de faire plaisir à un homme, de la forme idéale de la petit jupe de cet été et que les magasins de jouets sont d’avantage envahis par des boites roses enfermant des mini putes, nouvel exemple pour nos petites filles.

C’est un vaste, très vaste sujet sur lequel j’ai un tas de choses à dire : sur le marketing genré que j’abhorre mais qui fonctionne, sur cette manie qu’on a de vouloir que peu à peu la femme devienne un homme avec des seins. Depuis que je suis gamine, on n’arrête pas de me rabâcher que la femme est l’égale de l’homme, que la discrimination c’est pas bien et que si un garçon a le droit de le faire, une fille aussi. Oui, sauf qu’il y a des trucs que les garçons font vachement mieux que moi et il y en a encore plus que je fais mieux qu’eux. Il y a aussi certains comportements, typiquement masculins, qu’aucune femme ne devrait jamais reproduire et que les hommes devraient abandonner assez vite également.
Alors, oui, évidemment et heureusement, la femme n’est pas une sorte d’animal à peine plus évolué faite pour servir l’homme dans le quotidien. Elle n’est pas non plus ce chef-d’œuvre créé par Dieu après avoir achevé un vague brouillon avec le masculin (quoi que cette théorie me plaise particulièrement).
Pierre Desproges disait : Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette. Pas besoin de se marier, d’avoir des enfants et de prendre soin d’un homme pour être accomplie. Mais ce n’est pas parce qu’une femme décide finalement de se marier, d’avoir des enfants et de rester à la maison pour s’en occuper plutôt que de développer une carrière professionnelle de malade qu’elle donne de facto tout pouvoir à son homme et se soumet à sa condition de sexe faible.
Les femmes peuvent monter un mur en pierre sèche et les hommes pleurent aussi mais quand je fais le point sur toutes les théories qui cherchent à démonter les stéréotypes, je n’en arrive qu’à une seule conclusion : Je suis une fille, une nana dans toute sa splendeur et dans toute son imperfection. Parfois c’est chiant, parfois c’est cool, c’est comme ça, c’est la vie, autant assumer plutôt que d’essayer de se faire passer pour un mec. Et tant pis pour les clichés !

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Les femmes sont comme le bacon: on a belle gueule, on sent bon, on a bon goût et on vous tuera à petit feu. 

Je suis une femme, je porte des jupes, j’aime faire la cuisine et encore plus pour les hommes parce qu’il n’y a rien de plus valorisant que l’air réjoui qui nait sur leurs petites bouilles quand ils goutent à un plat tout simple qui leur semble pourtant être une sorte de sorcellerie (mes copains ne mettent un pied dans la cuisine que pour déboucher le vin / edit: et pour aller chercher des bières au frais). J’aime aussi jouer les dures à cuire, porter des trucs lourds et faire vibrer une perceuse, ouvrir des pots de confiture scellés à la glue et pourtant j’adore demander d’un air de jouvencelle en détresse qu’on ouvre ma bière d’un coup de briquet (maintenant je sais le faire toute seule mais chuuuut !)
Je ne me sens pas moins indépendante pour autant.

Ce qui me casse les trompes (de fallope) par-dessus tout, c’est qu’on essaye de nous faire croire qu’il y a un combat à mener contre la gente masculine. On nous dit qu’il faut nous battre contre le patriarcat et les seules armes qu’on nous propose sont … nos corps ? (bonjour la femme-objet) On doit devenir des tueuses, ne pas se laisser marcher sur les pieds par ses sales cons de mecs qui ne veulent qu’une chose : nous asservir et/ou nous baiser. Remplacer le patriarcat par le matriarcat. Sauf qu’il arrive un moment où il faut comprendre que c’est une erreur de vouloir s’engager dans une telle guerre, en tout cas pas contre TOUS les hommes. A celles qui diront que les mecs sont tous les mêmes connards, je leur répondrai qu’il ne fallait pas tous les essayer*.

 

Les garçons sont nos amis, pas de la bouffe !  

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*Pinterest, c’est du génie.  

Posté par _Rouky_ à 14:34 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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