Le Festin

mercredi 18 mars

Beannachtaí na Féile Pádraig oraibh !

Hier, 17 mars, les Irlandais du monde entier rompaient leur carême pour un jour afin de fêter la Saint Patrick. Cette fête est de plus en plus populaire alors ai-je vraiment besoin de faire un petit topo là-dessus ? Oui, bien sûr, parce que personne ne connaît le vrai sens de cette fête (comme celui de la plupart des fêtes d’ailleurs) et que la culture n’a jamais tuée personne.

Je vous la fais rapide.

 Qui est ce "Patou"? 

L’histoire se passe entre 400 et 600 après JC, Patrick n’est pas encore Saint. Être Saint, c’est un peu comme être un super-héros, ou une femme, on ne l’est pas de naissance, on le devient. A part quelques exceptions comme Super Immaculée Conception qui envoi du pâté comme Sainte.

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Pardon, on a dit rapide, donc Patrick, de son vrai nom Maewyn Succat,est originaire de quelque part en Galles ou en Ecosse. Sa famille est chrétienne, plutôt basique, un père, une mère, sa grand-mère était de Gaule (ça on s’en fiche un peu mais c’est toujours cool de voir qu’un personnage célèbre a des ancêtres de chez nous). Adolescent, il est enlevé par des pirates Irlandais. Il arrive sur l'île et on le vend comme esclave à un druide. Il parvient à s'échapper après avoir reçu un appel du Seigneur dans l'un de ses rêves (moi je rêve de chevaux miniatures, je ne suis pas encore sûre du message). Il retrouve finalement sa famille et devient prêtre. Un peu plus tard, Dieu revient lui parler dans son sommeil. Il s'embarque donc pour l'Armorique (le pays d'Astérix), il pérégrine en Gaule, notamment à Auxerre où il est ordonné évêque. Et c'est là que sa carrière va prendre un tournant significatif. Sous l'ordre du pape Celestin, il retourne en Irlande et commence à évangéliser le merveilleux pays. Pour la petite histoire, il explique la Sainte Trinité aux Irlandais grâce au trèfle, chaque lobe représente un élément: le Père, le Fils et le Saint Esprit, faisant parti d'un tout. Il a créé plusieurs monastère et a également permis aux moines de retranscrire par écrit les fabuleuses histoires de la tradition littéraire orale de l'Irlande païenne. On raconte également que par sa bénédiction, il a chassé tous les serpents d'Irlande. Cette action symbolise la conversion du peuple Irlandais, le démon étant chassé de l'île.

Maintenant que je vous ai bien remis dans le contexte, je vais enfin pouvoir faire ce que je préfère: parler de moi.

Rater une soirée de la Saint Patrick, surtout à Bordeaux, hors de question. Quand on fréquente comme moi la jolie Rox tellement accro à l'île d'Emeraude qu'elle en parle jusque dans son CV, on ne peut que se convertir à cette passion. Voilà, Rox, c'est une petite St Patrick, elle ne convertit pas au christianisme mais à l'Irlande, même son mari n'y a pas échappé.

Pour l'occasion, nous avons retrouvé quelques amis en ville, le but est de faire la tournée des bars ce soir là, acheter des pintes de Kilkenny ou de Guinness et collectionner assez de chapeaux de leprechauns pour crouler sous leur poids. Sauf qu'il faut prendre en compte certains paramètres cette année: first, on est mardi, demain il y a école/travail; second, on se fait vieux, on n'aime plus la foule et on n'assume plus aussi bien les lendemains de cuite; third, en parlant de leprechaun, Rox en a un calé bien au chaud dans son ventre, et le seul monaco autorisé pour l'occasion est loin d'être assez efficace pour lui tourner la tête, et Rouky, en bonne amie, compatit et commande un jus de tomate (en même temps c'est très bon le jus de tomate!). 
Autant vous dire que nous avons terminée la soirée de manière plutôt calme, éloignés de la foule. C'était tout de même une bonne occasion, ce soir là, de faire un retour en arrière, de se remémorer la toute première nuit de la Saint Patrick dans laquelle Rox m'a entraînée.

Nous avions 16 ans, plus ou moins, et jeunes adolescentes, c'est le grand frère de Rox qui s'est chargé du chaperonnage. Encore aujourd'hui, quand nous en reparlons, une seule phrase nous vient: "Le pauvre!!"
Je suis allée déterrer l'article de blog que j'avais écrit pour l'occasion (attention, ça pique les yeux de niaiserie).

 


 

 

Allez, un petit dernier pour vous raconter ma soirée:

1/Rox, merci encore à ton frère, véritable chevalier servant
2/J'ai appris à répondre aux garçons qui m'abordent
3/J'ai rencontré un serveur trop canon! (mdr)
4/J'ai appris que j'aimais bien la bière (une préférence pour la Kilkenny) et le Belley
5/Je sais que je ne tiens pas l'alcool du tout
6/Après une pinte je titubais déjà
7/On a rencontré Etienne de Lyon (super pote de Rox NM)
8/Il n'y avait pas Doudou (sniff)
9/On n'a pas rencontré le Lover, Maskim et les autres (ouf)
10/Le lendemain j'avais mal au crâne (NM)

 


 

Pour analyser un peu ma prose de l'époque, nous pouvons aisément deviner que je suis tombée amoureuse plusieurs fois durant cette soirée ( à commencer par le grand et beau frère de Rox, ah! l'adolescence et son chamboulement d'hormones!!). J'utilisais un vocabulaire d'époque (ne me jugez pas, mdr). Pour traduction, NM est un petit mot inventé par ma classe de littéraire au lycée qui veut dire "normal", ouais, nous étions tellement intelligents que nous faisions progresser la langue française. Nous remarquerons également la récurrence des allusions à une probable première cuitine (petite cuite), depuis j'ai bien progressé sur le sujet, l'entrainement, il n'y a pas mieux!

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Voilà aussi comment se prendre 10 années en pleine face, mais enfin, avec des souvenirs comme ceux-là, ça ne me dérange pas. Alors bonne Saint Patrick à tous (en retard) et VIVE L'IRLANDE! 

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lundi 02 mars

« Le vin est un professeur de goût, il est le libérateur de l'esprit et l'illuminateur de l'intelligence. » Paul Claudel

Bordeaux, c'est la plus belle ville du monde! Bon, je ne connais pas tout le monde dans le monde, mais de tout ce que j'ai déjà vu, cette ville défend bien son bifteck. Ou plutôt son verre à pied. Bordeaux, ce n'est pas que le vin mais quand même, dans le coin, il y a de quoi étancher sa soif. Votre envoyé spécial, Rouky, a d'ailleurs décidé d'explorer un peu plus cet univers propre à sa jolie région.

Je vous entends déjà, "ouiii, à tous les coups elle est tombé amoureuse d'un vigneron!" Et béh pas du tout! "La mauvaise foi de Rouky: légendaire!" Non, il n'est pas vigneron mais oui, c'est un peu à cause de l'homme que je me suis mise à la dégustation de vin. C'est à dire que quand on reçoit une jolie invitation pour un atelier de dégustation pour Noël, on ne peut pas refuser.

Depuis que je le connais, l'homme se sert dans des verres tout chic (soit disant que le vin y est meilleur), il fait tourner le liquide sans en mettre une goutte à côté, commente la robe (celle du vin pas la mienne), il fourre son admirable tarin dans le ballon et le ressort avec des expressions toutes particulières pour décrire l'odeur du contenu: "pamplemousse d'Afrique du Sud, fleurs noires, urine de félin, baies des steppes mongoles, ..."

A ce moment de la dégustation, je le regarde interloquée, tente de l'imiter m'inquiétant de savoir si les effluves de mon parfum lui permettent de similaires associations. Puis il goute, une lampée qu'il fait aller et venir dans sa bouche, clapote de la langue dans un bruit peu élégant puis avale le breuvage des Dieux d'un air tout content avant de donner son verdict: "Tu sens comme il est tannique? J'aime bien, il a du caractère, de la rondeur, ..."

A cet instant mon regard de merlan frit se demande s'il utilise les mêmes adjectifs pour me décrire. Et lorsque je goutte à mon tour, il arrive à peu près ce qui suit.

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Un jour j'ai voulu me lancer et alors que l'homme m'invitait à me laisser aller à mon ressenti j'ai osé un petit "ça sent la poupée corolle!" et j'avais presque raison: c'était de la vanille.

Sans doute exaspéré de se savoir accompagné d'une parfaite néophyte fanchonnesque qui ne boit que pour s'enivrer, voilà pourquoi il m'a offert ce présent. (Hein? Quoi? Il voudrait juste partager sa passion avec moi? Que j'arrête de me vexer pour un rien comme... une fille? AH OUAIS? Et quand il me dit que je suis belle AUJOURD'HUI, ça veut pas dire que le reste du temps il me trouve moche peut-être!!!)

Trêve de feminiaiserie, voilà que je prend mes petites pattes d'ignorante pour me rendre à mon sympathique atelier au CIVB. Ouais, je me la pète un peu mais vous pourrez faire pareil, chaque dernier samedi du mois de 15h à 17h pour la modique somme de ... ça j'en sais rien, c'était un cadeau.

J'arrive en avance, parce que je suis plutôt ponctuelle comme fille. Nous sommes 25 et quoique très sociable ordinairement, je ne trouve pas vraiment l'occasion d'échanger avec mes camarades de classe. Je monte dans "la salle de dégustation", une sorte de laboratoire un peu chic. Chaque paillasse est agrémentée de deux verres dégustation, d'un peu de paperasse, de quatre feutres étranges installés comme des tubes à essai, d'une lampe et d'un petit évier en inox.

La formatrice, une jolie poupée aux longs cheveux bouclés qui me font rêver, ultra sexy à m'en rendre jalouse et en plus calée comme un bordelais centenaire sur les vins et terroirs du sud-ouest. L'œnologue, en plus, est amusante.

Le cours commence par un test (j'aurais du me douter qu'il y avait un piège!). Les quatre feutres sont en fait olfactifs et nous devons les renifler l'un après l'autre avant de déterminer qu'elle est l'odeur. Le premier sent bon, je n'arrive pas bien à définir où j'ai déjà rencontré cette odeur mais elle ne me déplait pas. Le deuxième: BANANE! Après m'être shootée au rhum arrangé/bonbon arlequin, je ne pouvais pas louper mon coup. Le troisième: POUAH! Une odeur dégueu que ne me rappelle rien de bon, impossible de savoir quoi mais qu'importe, je referme le feutre bien vite. Le dernier est également facilement reconnaissable, ça sent le poulet au coco de ma grand-mère, mon soin pour les cheveux au coco et le Bounty.

L'heure du verdict a sonné, il me manquait le cassis, et l'odeur nauséabonde: miel? Ah, non, je suis pas d'accord là, le miel, j'aime ça, c'est bon et ça SENT bon, rien à voir avec cette "molécule" affreuse qui s'est insérée dans mon nez.

En résumé: Une odeur de brioche ou de beurré, c'est du chardonnay. Un vin fruité est jeune. Le cassis se renifle à cause du cabernet-sauvignon, principalement trouvé rive gauche. Les vins rosés sont plus enclins à sentir la banane. Le miel se retrouve dans les blanc secs dont l'évolution est prématurée et si vous sentez une odeur de noix de coco ou de vanille, il s'agira sans doute d'un vin boisé et tannique.

La suite nous apprend un peu l'histoire de Bordeaux et du commerce vinicole, qu'on est trop fort en AOC alors que le Languedoc-Roussillon, vignoble plus grand en terme de superficie, est plutôt du genre vin de pays (aussi bon mais cultivé avec moins de contraintes).

 

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Vient alors le moment béni de la dégustation, on apprend à tourner les verres pour mieux libérer les arômes (moi je m'en fous partout évidemment, mais heureusement, elle nous a fait commencer avec du blanc). On apprend à reconnaître les reflets verts d'un vin blanc sec jeune, notre odorat reconnait les notes de pamplemousse et d'acacia (Oui, oui, d'acacia, parce que l'odeur de l'acacia, tout le monde connait...) . On prend le breuvage en bouche et il faut cracher... CRACHER? NON MAIS OH! Désolée mais on m'a appris à ne pas gâcher! J'essaye une fois, ça fait tellement professionnel quand on regarde sexy œnologue le faire. Moi je ressemble juste à un lama.

Les deux vins qui suivent sont rouges. Un rive gauche (Médoc), un rive droite (Pomerol). Sans surprise, je ne reconnait pas vraiment l'odeur, mais j'arrive à percevoir la différence de couleur. On apprend que le pinot noir, utilisé en Bourgogne, donne une teinte bien moins opaque, mais je le savais déjà grâce à l'homme!

Sans surprise, j'apprécie bien plus le rive droite, moins vif, plus rond (trouvez-vous une liste de jolis mots à dire, devant des néophytes, ça fait toujours chic!) 

Enfin le dernier vin *musique angélique annonçant presque le messie*, un Loupiac, blanc liquoreux. Le vin préféré des nanas parce qu'il s'accorde à merveille avec le chocolat et qu'il est méga sucré. Et celui-là, non, je ne le recrache pas. Je ne voudrais pas décevoir Rox, déesse du moelleux/liquoreux (Je lève à ta santé un verre de Monbazillac!) Même en découvrant que le vin blanc liquoreux tient son goût d'une pourriture calculée de la grappe, je savoure!

L'atelier prend alors fin après un petit point sur les accords mets/vins. Un vin simple pour un mets simple, un vin complexe pour un mets complexe, la règle d'or.  

Je remercie la formatrice, j'ignore avec panache le vase rempli d'éthylotests et je ressort toute fière, prête à en mettre plein la vue à mon homme avec plein de mots savants.  

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jeudi 19 juin

Carnet été #12

Depuis quelques années maintenant, je m'adonne à remplir un tas de carnets sur les aventures que je vis, pendant les vacances ou au quotidien. Vous avez déjà pu en appercevoir un bout par ci par là. Entre le carnet de croquis, la boîte à souvenirs et le journal intime (pas d'affolement bande de curieux, j'ai pris soin de flouter les parties les plus croustillantes MOUAHAHAH! Il faudra me payer cher pour y accéder). Donc je partage, parce que ce petit bordel écrit/collé/dessiné, c'est bien beau. 

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lundi 16 juin

¡ VIVA CRISTO REY !

En 2012, sortait aux Etats-Unis le film For Greater Glory avec à l’affiche Andy Garcia, Eva Longoria, et un tas d’autres mexicains moustachus. Un film américano-mexicain avec de l’action, de l’amour, du drame. Comment croire qu’un tel film n’arrive pas quelques mois plus tard sur les écrans français ? Et pourtant il aura fallu attendre mai 2014 pour que nous puissions profiter d’une projection sur grand écran du film rebaptisé Cristeros.

Pourquoi me direz-vous ? Pourquoi vouloir nous empêcher de profiter du corps de rêve de l’ex-madame Tony Parker ? Censure ? Complot ?
Je ne vais pas sortir les grands mots parce qu’à part quelques spéculations, je n’ai pas exactement de réponse à ce sujet, il me semble que le thème n’était pas des plus vendeurs selon les distributeurs français, c’est vrai quoi, les histoires de cathos qui se battent pour leur foi c’est pas aussi swag que l’inépuisable thème de la Shoah(*). 



 

Ce film est une grande épopée historique qui parle d’un moment noir de l’histoire du Mexique.

La Guerre des Cristeros désigne le soulèvement de la population civile mexicaine contre le gouvernement profondément anticatholique.  Elle commence en 1926, alors que le Président Calles décide d’expulser tous les prêtres étrangers, la résistance se met alors en place avec des marches, des pétitions, une action pacifique en somme (pas exactement le genre de trucs qui fonctionne). La Ligue Nationale pour la Défense de la Liberté Religieuse appelle alors à un boycott économique mais le gouvernement reste sourd à toutes ces actions. Les mesures anticléricales se durcissent, des peines spécifiques pour les prêtres et religieux portant l’habit clérical ou critiquant  le gouvernement sont mises en place.

Le 4 aout 1926, les soldats du gouvernement prennent d’assaut l’église de Sahuayo et tuent le prêtre officiant, pour l’exemple. Ce n’est que le début d’un massacre sans fond. A ce moment, les actions pacifiques ne suffiront clairement plus, les catholiques mexicains et leurs sympathisants décident de prendre les armes et de défendre leur foi. Ils se battent pour le Christ et pour la Vierge de Guadalupe, on les appelle les Cristeros.

S'il s'agit un grand film? Je ne sais pas, je ne suis pas critique de cinéma, je ne suis que simple spectatrice. Mais après tout, n’est-ce pas l’avis des spectateurs qui compte, c’est bien nous qui payons nos places de cinéma après tout. Alors je peux vous dire que c’est un film magnifique.

Petit a. Le scénario. Un thème original, mais ça je l’ai déjà dit plus tôt, qui est extrêmement bien traité. Chaque caractère de chaque personnage historique est développé, du petit garçon pas vraiment sage qui découvre la foi à ce grand militaire athée qui se bat avant tout pour la liberté en passant par un paysan fort, bourru et indépendant qu’on découvre finalement bien plus humain qu’on l’imaginait. Les dialogues ne sont pas lourds, ils ne sont pas larmoyants, ils ne sont pas niais et si d’aventure les yeux viennent à vous piquer, c’est parce qu’ils sont beaux.

Petit b. La photographie. Je fais extrêmement attention à ce paramètre lorsque je vais voir un film au cinéma. Quitte à payer une blinde pour 2h de divertissement, j’aime autant en prendre plein la vue et avec Cristeros, c’est ce qui se passe. Le Mexique ne m’a jamais vraiment fait rêver mais lorsqu’on voit s’étendre les grandes plaines de l’Amérique centrale et les villes à l’architecture ibérique aussi bien captées par la caméra, il y a de quoi changer d’avis. La composition des images mais surtout le travail de la lumière toujours présente. Ce film est beau, il prend aux tripes mais il n’est pas sombre. 

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Petit c. Le jeu des acteurs. Peter O’Toole (Lawrence d’Arabie) et Andy Garcia (Ocean’s eleven) n’ont plus vraiment à prouver quoi que ce soit . Je m’attarderai surtout le petit  Mauricio Kuri qui joue le rôle de Joselito (Bienheureux José Sanchez del rio), un gamin un peu dissipé, forcé à servir l’église de sa petite ville après une bêtise enfantine qui va finalement comprendre qu’il doit lui aussi se battre pour le Christ et pour liberté. Ce personnage est extrêmement émouvant et ce petit martyr prend de nouveau vie grâce à ce jeune acteur talentueux. Je terminerai avec le magnifique beau gosse du film (il en faut bien un !) Santiago Cabrera, sérieusement sexy malgré sa moustache(♥) qui ne joue rien de moins … qu’un prêtre (mais ça va parce que dans la vraie vie, Santiago n’est pas prêtre, Wikipédia ne dit pas s’il est marié alors on laissera notre imagination fertile de midinette faire le reste). 

 

 

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Je ne vous mentirez pas, lorsqu’on sort du cinéma après avoir vu Cristeros, on se sent mal. On a sans doute pleuré, eu le cœur bien serré et pour peu qu’on soit catholique aussi, on s’est interrogé sur l’avenir de notre liberté religieuse même à notre époque, même dans notre pays. Mais au moins on a appris quelque chose, un bout d’histoire dont on parle peu, on a été remué et c’est bien le principe du divertissement non ?

Encore à l’affiche dans quelques cinémas, n’hésitez pas à vous déplacer pour aller voir cet excellent film.

 

¡ VIVA CRISTO REY !

 

(*)Avant de hurler à l’affront, deux choses :

1/  Comptez le nombre de films réalisés sur le sujet de la seconde guerre mondiale toute nationalité confondues. Comptez le nombre de films qui racontent la guerre de Vendée, le génocide cambodgien, le génocide Arménien…  CQFD.
2/ Pensez un peu à tous ces films américons que vous avez vu dans votre vie. Réfléchissez un instant aux scénarii (dans ma ligne de mire, Avatar, Tron, …).

(♥)Mon complexe d’Œdipe et moi avons quelque chose à avouer, Andy Garcia dans son rôle d’époux et père de famille modèle et de chef militaire à la poigne incontestable a quand même ma préférence.  

Images: TUMBLR