Des théories se développent nous laissant libre choix de devenir dauphin ou écureuil, des nanas s’insurgent en montrant leurs nibards au monde entier, le rose est à proscrire et les vagins se font pousser des dents. Non, ce n’est pas ma vision du féminisme et non je ne vais pas me lancer dans un grand débat politique et social (peut-être que si en fin de compte mais c’est sans doute parce que je suis un peu masochiste sur les bords). Le truc c’est qu’à notre époque, on peut objectivement dire que le monde occidental a déjà fait pas mal d’efforts pour l’égalité homme/femme et pourtant les magazines féminins traitent toujours de la meilleure façon de faire plaisir à un homme, de la forme idéale de la petit jupe de cet été et que les magasins de jouets sont d’avantage envahis par des boites roses enfermant des mini putes, nouvel exemple pour nos petites filles.

C’est un vaste, très vaste sujet sur lequel j’ai un tas de choses à dire : sur le marketing genré que j’abhorre mais qui fonctionne, sur cette manie qu’on a de vouloir que peu à peu la femme devienne un homme avec des seins. Depuis que je suis gamine, on n’arrête pas de me rabâcher que la femme est l’égale de l’homme, que la discrimination c’est pas bien et que si un garçon a le droit de le faire, une fille aussi. Oui, sauf qu’il y a des trucs que les garçons font vachement mieux que moi et il y en a encore plus que je fais mieux qu’eux. Il y a aussi certains comportements, typiquement masculins, qu’aucune femme ne devrait jamais reproduire et que les hommes devraient abandonner assez vite également.
Alors, oui, évidemment et heureusement, la femme n’est pas une sorte d’animal à peine plus évolué faite pour servir l’homme dans le quotidien. Elle n’est pas non plus ce chef-d’œuvre créé par Dieu après avoir achevé un vague brouillon avec le masculin (quoi que cette théorie me plaise particulièrement).
Pierre Desproges disait : Une femme sans homme, c’est comme un poisson sans bicyclette. Pas besoin de se marier, d’avoir des enfants et de prendre soin d’un homme pour être accomplie. Mais ce n’est pas parce qu’une femme décide finalement de se marier, d’avoir des enfants et de rester à la maison pour s’en occuper plutôt que de développer une carrière professionnelle de malade qu’elle donne de facto tout pouvoir à son homme et se soumet à sa condition de sexe faible.
Les femmes peuvent monter un mur en pierre sèche et les hommes pleurent aussi mais quand je fais le point sur toutes les théories qui cherchent à démonter les stéréotypes, je n’en arrive qu’à une seule conclusion : Je suis une fille, une nana dans toute sa splendeur et dans toute son imperfection. Parfois c’est chiant, parfois c’est cool, c’est comme ça, c’est la vie, autant assumer plutôt que d’essayer de se faire passer pour un mec. Et tant pis pour les clichés !

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Les femmes sont comme le bacon: on a belle gueule, on sent bon, on a bon goût et on vous tuera à petit feu. 

Je suis une femme, je porte des jupes, j’aime faire la cuisine et encore plus pour les hommes parce qu’il n’y a rien de plus valorisant que l’air réjoui qui nait sur leurs petites bouilles quand ils goutent à un plat tout simple qui leur semble pourtant être une sorte de sorcellerie (mes copains ne mettent un pied dans la cuisine que pour déboucher le vin / edit: et pour aller chercher des bières au frais). J’aime aussi jouer les dures à cuire, porter des trucs lourds et faire vibrer une perceuse, ouvrir des pots de confiture scellés à la glue et pourtant j’adore demander d’un air de jouvencelle en détresse qu’on ouvre ma bière d’un coup de briquet (maintenant je sais le faire toute seule mais chuuuut !)
Je ne me sens pas moins indépendante pour autant.

Ce qui me casse les trompes (de fallope) par-dessus tout, c’est qu’on essaye de nous faire croire qu’il y a un combat à mener contre la gente masculine. On nous dit qu’il faut nous battre contre le patriarcat et les seules armes qu’on nous propose sont … nos corps ? (bonjour la femme-objet) On doit devenir des tueuses, ne pas se laisser marcher sur les pieds par ses sales cons de mecs qui ne veulent qu’une chose : nous asservir et/ou nous baiser. Remplacer le patriarcat par le matriarcat. Sauf qu’il arrive un moment où il faut comprendre que c’est une erreur de vouloir s’engager dans une telle guerre, en tout cas pas contre TOUS les hommes. A celles qui diront que les mecs sont tous les mêmes connards, je leur répondrai qu’il ne fallait pas tous les essayer*.

 

Les garçons sont nos amis, pas de la bouffe !  

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*Pinterest, c’est du génie.