Partie 1 ici.

 

Premier matin à Barcelone. La tente est toujours posée sur le sol calcaire d’un parking de plage, j’ai mal dormi. La peur d’être surprises faisant du camping sauvage, la trouille qu’on nous vole la voiture où j’avais laissé mon carnet d’informations utiles en cas de  … vol. Mais tout est oublié dés que je franchis le chemin de caillebotis pour mettre mes pieds dans le sable, les yeux vers l’horizon calme de la Méditerranée. Un moment de solitude, le temps de réaliser que ces rêves qui me semblaient si inaccessibles parce que je ne les réalisais pas en même temps que les autres, je les touchais du doigt.

 

Les filles se réveillent, me rejoignent sur la plage pour utiliser la wifi publique histoire de localiser un office de tourisme et pour petit déjeuner évidemment. Puis en route pour la ville. Les taxis sont jaunes et noirs, les gens conduisent vite, les places de parking inexistantes et/ou nécessitant de téléphoner au banquier pour prendre un emprunt sur 10 ans, nous repartons bredouille vers l’extérieur de la ville. Nous trouvons une place sur un parking réservé aux clients mais comme c’est écrit en Catalan, on se dit que ce sera une bonne excuse en cas de remontrance. Il y a juste en face du lieu où nous jetons notre dévolu parkingesque, un hôtel au design annonçant les prix et un Ikea. L’estomac gargouille et faute de mieux, nous décidons de prendre des petits hot dogs suédois sur place, le comble du tourisme. Rapidement, nous remarquons que TOUS les enfants que nous y croisons ont le crâne blond… hasard ? Je ne crois pas, sans doute, Ikea revend aussi des enfants suédois.

 

Puis le bus, la plaza Cataluña, le paysage urbain, ensoleillé, la queue devant l’office de tourisme, les ruelles colorées, habitées, les bodybuilders en short et marcel assortis qui se tiennent la main, le shopping, la souffrance (dans les pieds), le hard rock Café, des églises, une Cathédral, des cartes postales, un pépé qui veut nous aider mais dont on ne comprend rien, …

Une journée de découverte que nous quittons assez tôt, décidées à reprendre la voiture à la recherche d’un camping ouvert et libre. Métro, bus. Un peu d’appréhension tout de même, que risquons nous ? Voiture volées, enlevées, amende, … ? Au loin nous apercevons la carrosserie rouge de Titine, Ouf, elle est encore sur le Parking. Oui, enfin, le parking en revanche, il est fermé, bel et bien fermé par ce maudit petit plot remonté pour la nuit…. PUTAIN !

 

La première réaction est plutôt un énorme fou rire qui ne nous quitte plus. Nous avons tout de même accès à la voiture, une station-service pas loin et beaucoup d’humour, le trio gagnant pour une nuit réussie sur la zone de stationnement d’un Porcelanosa. Nous dînons dans un coin avec de la fausse herbe, Rox fait l’andouille devant la caméra de surveillance, cette vidéo ferait un bon buzz. Alors que nous nous faisons petit à petit à l’idée de dormir sur le goudron, le propriétaire d’une fourgonnette blanche aussi coincée vient nous voir. Il est espagnol mais parle français. « Putain ! C’est comme ça qu’on dit ? » Demanda-t-il. Oui, oui, exactement. N’étant pas seul, il arrive après quelques coups de fil à faire venir un agent pour nous libérer. Merci mais, il fait nuit, les campings sont fermés, on ne sait pas où dormir … Retour à la plage. 

 

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Hotel Porta Fira - en face du Porcelanosa, derrière Ikéa. Nous avons bien pensé à demander le prix d'une chambre (bien coûteux) et au pire à supplier pour une douche mais rien à faire ...