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Retour au point de départ. Une nouvelle nuit prés de la plage, au moins on économise quelques euros pour mieux profiter du voyage. Nous nous réveillons un mercredi, déjà. Au moins, on sait déjà où se garer, où prendre le bus, à quelle heure rentrer. Par chance, une place gratuite et pas réservée à une clientèle est libre, une espagnole nous confirme qu’elle est bien gratuite. Sympa ces autochtones décidément.

En route pour la ville, on se prépare pour un Gaudi Tour.

Nous débutons avec la fameuse Sagrada Familia. Envahie de touriste, mais nous nous en doutions. Ma mission étant de convaincre que ce n’est pas une termitière géante mais bel et bien un édifice fantastique. C’est tout de même émouvant de se retrouver devant une architecture dont on nous a tant parlé en chair et en os ou plutôt en pierre et en béton. Il y a trop de monde pour que nous puissions entrer avant 15 jours sans compter sur les 10euros dont il faut s’acquitter pour la visiter. Un peu déçues, nous regardons les jours et horaires de messes avec l’espoir de profiter un peu de la cathédrale et aussi d’aller à la messe.

 Puis longue escale au Parc Güell. Les filles sont déjà plus emballées, des cactus tagués aux céramiques organiques en passant par les voleurs à la sauvette, ce parc nous enchantent. Il faut s’y perdre pour comprendre que jamais nous n’arriverons à tout voir. Nous visitons la boutique du musée Gaudi. Puis nous cherchons des heures cette maison en hauteur, impossible à atteindre, au moment où nous abandonnons, nous remarquons que c’était en fait le musée Gaudi. Dans ce parc nous découvrons un joueur de guitare étrange, un musicien de didjeridou australien, nous achetons des cadeaux, nous saluons la salamandre et quittons le parc.

 Nos estomacs crevant la faim, nos pieds hurlant de douleur, nous ne cherchons pas bien loin une cabane à touriste où manger un plat typiquement infesté de syphilis. A savoir, l’eau est payante et le pain et le service ne sont pas compris dans le prix du plat. Et si jusqu’à présent, c’était Clot qui réglait la plupart des problèmes en nous éblouissant de son espagnol, là c’est Rox qui s’en mêle pour crier notre désaccord en anglais. Non, nous ne sommes pas des touristes naïfs !

 En sortant du bout de la rue de l’attrape-couillons, nous tombons nez à nez avec une manifestation espagnole. Trois selon la police, sept selon les syndicats et quinze milles selon nos oreilles. Au moins ils ont le sens de l’expression.

 Prochaine étape la Casa Batlo, nous prenons le bus pour l’atteindre et suite à une erreur de ma part, nous descendons trop tôt. Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de croiser l’autre maison, la Casa Milla, moins impressionnante mais tout aussi extravagante. Je pose fièrement devant ces bâtiments que j’ai étudiés dans les moindres matériaux. Les filles concèdent qu’elles sont « marrantes ».

 Puis nous rentrons à la voiture, parce qu’il ne faut pas déconner, ça fait deux jours qu’on ne s’est pas lavés les cheveux. Je retrouve mon rôle de co-pilote tandis que Clot s’étale à l’arrière pour pioncer et que Rox écoute mes conseils. En moins de deux nous atteignons le premier camping sur notre liste, nous tirons Clot de son sommeil pour qu’elle joue les intermédiaire, clac boom, nous voilà installées sur un emplacement plus ou moins définit. Nos voisins sont français, autrichiens et suisses. Le camping est envahi de poules et de chats trop mignons et de motard sont on aimerait apercevoir le bout du nez. L’installation de la tente est rapide et à peine finit que Clot nous maintient que si, des écureuils ont lancé des pierres sur la voiture. Peut importe, on prend la voiture pour trouver la plage … qui est à 10mètres.

 Là baignade, bronzette, re-baignade, discussions hautement philosophiques et crampes (bien sûr, c’était moi les crampes). Puis retour au camping. Douche … enfin !!! Douche froide … Passage à la superette histoire d’acheter 1L5 de sangria et un paquet de PQ que nous rebaptisons « Intimidad » alors que le gentil caissier nous offre une poche pour le cacher.

Nous remontons à la tente et alors que nous étendons nos maillots de bains, les écureuils reviennent, une pluie de pierre, la fenêtre arrière de nos voisins français absents se brise et les écureuils (du type « gamino-espagnolo ») crient « Hijo de P*ta ». La soirée à bien commencé, puisque nous n’avons pas de dégâts, nous pouvons en rire. A partir de là c’est le défilé.

 Nous sommes assises, le verre à la main, la chips dans l’autre, côte à côte face au spectacle. Acte 1 scène 1 : Les voisins-victimes arrivent et découvrent la catastrophe. Etant donné qu’ils sont physiquement intelligents, s’en suivent commentaire de Rox qui pour une fois parle relativement fort. Puis la direction débarque, s’en suit la police et enfin les français se résignent alors que nous venons de vider une bouteille de vin et une autre de sangria. Nous ne pouvons plus nous empêcher de rire.

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