Vous le savez déjà, j’aime - non- je méga- aime lire ! Sauf que j’ai mes moments, parfois je me jette sur quinze livres d’affilé et parfois j’en ouvre timidement un au début du mois pour le finir trois mois plus tard. C’est ce qui m’est arrivé avec Demain j’arrête de Gilles Legardinier (ce nom me stresse à un point phénoménal, si j’ai bien appris dans mon enfance que « g » et « a » donnent « ga », j’ai à chaque fois terriblement envie d’appeler ce type « Lejardinier », non mais c’est vrai, au moins ça veut dire quelque chose ce nom.)

C’est ma Maman qui m’a offert ce livre à Noël, un petit pocket avec un chaton en bonnet péruvien sur la couverture, ça ne se refuse pas. La quatrième de couverture laisse présager une histoire un peu amusante, peut-être romantique, on ne sait pas trop. Avec ces éléments, j’ai bien sûr compris que, non, ce n’était pas un moyen pour elle de me dire d’arrêter quoi que ce soit (« De fumer par exemple ? » « Oui, bon, ça va, les clopes en Duty Free, c’est pas cher. J’arrêterai … après… »).

J’ai ouvert le livre après avoir dévoré en deux jours trois quart le merveilleux thriller de Frank Thilliez : Puzzle. Si déjà les premiers chapitres étaient assez attrayants, je me suis laissée allée peu à peu à la paresse, abandonnant ce livre au fond de mon sac à main et ne lisant qu’une page ou deux aux instants morts de mon quotidien. Mais malgré tout, ce roman m’a rapidement plu et j’ai immédiatement vanté l’écriture de Gilles Legardinier à Rox, d’abord en janvier, puis en février jusqu’à ce qu’au début de la semaine dernière elle me tanne d’un amical : « Ah oui, le livre que tu as commencé à lire il y a deux ans. »

Voilà donc à quoi servent les amis ! J’ai immédiatement repris ma lecture, juste histoire de lui donner tort, tout en me laissant prendre au piège du je-veux-la-suite-de-l’histoire.

Une nuit blanche plus tard, je viens vous conter mon coup de cœur pour ce roman.

Demain-jarrete

Pas commode ce chaton! 

Pas d’univers fantastique ou futuriste, nous sommes quelque part en France, dans une petite ville (de toute évidence) et Julie Tournelle, 26 ans, un peu paumée dans une soirée organisée pour fêter le divorce d’un ami, vient nous raconter le truc le plus idiot qu’elle ait fait de sa vie. Tout commence à l’arrivée d’un petit nouveau dans son immeuble répondant au nom amusant de Ricardo Patatras. Julie va alors tout faire pour rencontrer ce nouveau voisin puis enfin pour le séduire. Ce qu’il y a, c’est que folie après folie, on réalise que cette sage employée de banque est loin d’être une poupée de salon, elle-même se découvre carrément aventurière une fois tombée amoureuse de ce mystérieux inconnu.

« Si chaque rencontre entre deux humains pose autant de problèmes il est clair que l’on ne va pas se reproduire assez vite pour empêcher les chats de prendre le contrôle de la planète. »

La narration de Julie est entraînante et très drôle. Je me suis assez bien retrouvée dans ses délires en aparté de fille amoureuse, dans ses interrogations existentielles sur la vie, l’amour, l’amitié. J’ai beaucoup apprécié le petit monde du quartier qu’elle habite, un tableau tendre qui nous rappelle qu’il ne tient qu’a nous que le quotidien ne soit pas routinier.

Un livre que je recommande à celles et ceux qui aiment bien les histoires d’amour extraordinairement ordinaires.